Paupières et voies lacrymales

Paupières et voies lacrymales

Diagnostic et traitement des affections des paupières et des voies lacrymales : chalazion, ptosis, entropion, ectropion, lésions palpébrales, larmoiement et obstruction.

COMPRENDRE LES PAUPIÈRES ET LES VOIES LACRYMALES

Protéger l’œil, préserver le clignement et rétablir un bon écoulement des larmes

Les paupières protègent l’œil, répartissent les larmes à chaque clignement et participent au maintien d’une surface oculaire saine. Les voies lacrymales évacuent ensuite les larmes depuis les petits orifices situés au coin interne des paupières jusqu’au nez. Une anomalie de position, une inflammation, une lésion palpébrale ou un obstacle lacrymal peut provoquer gêne, irritation, exposition de la cornée, sécrétions ou larmoiement persistant.

UN BILAN FONCTIONNEL ET ANATOMIQUE

Identifier l’origine d’une gêne palpébrale ou d’un larmoiement

L’examen évalue la position et la fermeture des paupières, la direction des cils, le clignement, la surface de l’œil et l’aspect de toute lésion. En cas de larmoiement, il distingue une production réflexe de larmes liée à une irritation ou une sécheresse d’un défaut d’évacuation. Selon les symptômes, l’exploration peut comprendre l’examen des points lacrymaux, des tests avec colorant et une irrigation douce des voies lacrymales.

Les affections palpébrales comprennent notamment le chalazion, l’orgelet, la blépharite, le ptosis, l’excès de peau, l’entropion, l’ectropion et les cils dirigés vers l’œil. Leur retentissement varie : simple inconfort, irritation chronique, limitation du champ visuel ou mauvaise protection de la cornée. Toute lésion nouvelle, persistante ou inhabituelle est examinée avec attention et peut nécessiter une photographie, une exérèse ou une analyse anatomopathologique.

Les larmes passent par les points lacrymaux, les canalicules, le sac lacrymal puis le canal lacrymo-nasal. Un rétrécissement ou une obstruction à l’un de ces niveaux peut entraîner un larmoiement, des sécrétions, des conjonctivites répétées ou une infection douloureuse du sac lacrymal. Le bilan cherche à localiser l’obstacle et à vérifier si la pompe lacrymale liée au clignement fonctionne correctement.

Examen de l’œil à la lampe à fente pour évaluer la surface oculaire et la sécheresse oculaire

Du traitement médical à la chirurgie fonctionnelle

La prise en charge dépend de la cause, de la gêne ressentie et du retentissement sur la vision ou la cornée. Elle peut associer soins locaux, traitement d’une inflammation, correction d’une mauvaise position de paupière, geste sur une lésion ou restauration du drainage lacrymal. Les bénéfices, limites et suites sont expliqués avant tout geste chirurgical.

Chalazion, orgelet et inflammation des paupières

Un chalazion correspond à l’obstruction inflammatoire d’une glande de Meibomius, tandis qu’un orgelet est généralement une infection localisée au niveau d’un cil. Les soins associent souvent chaleur douce, hygiène palpébrale et traitement local lorsqu’il est indiqué. Il ne faut pas percer la lésion soi-même. Un chalazion persistant ou récidivant peut nécessiter une incision ou une analyse complémentaire.

Ptosis, entropion et ectropion

Un ptosis abaisse la paupière supérieure et peut réduire le champ visuel. Dans l’entropion, la paupière se tourne vers l’intérieur et les cils frottent la cornée ; dans l’ectropion, elle s’éloigne de l’œil et perturbe sa protection ainsi que l’écoulement des larmes. Une correction chirurgicale peut être proposée lorsqu’il existe une gêne fonctionnelle ou un risque pour la surface oculaire.

Larmoiement et obstruction des voies lacrymales

Le traitement dépend du siège et de la cause de l’obstacle. Selon la situation, une dilatation, un sondage, une intubation ou une chirurgie de dérivation appelée dacryocystorhinostomie peuvent être envisagés. Tous les larmoiements ne nécessitent pas une opération : une sécheresse, une allergie, une irritation ou une mauvaise position de paupière peuvent provoquer les mêmes symptômes.

Signes nécessitant un avis rapide

Une paupière très gonflée et douloureuse, de la fièvre, une rougeur qui s’étend autour de l’œil, une baisse de vision ou une douleur oculaire importante nécessitent une évaluation rapide. Une lésion palpébrale qui grossit, saigne, s’ulcère, modifie le bord de la paupière ou entraîne une perte de cils doit également être examinée sans attendre.

Nos autres expertises

Découvrez les autres activités proposées au Centre d’Ophtalmologie Votre Vision pour le diagnostic, le traitement et le suivi de votre santé visuelle.